avant-propos
Le présent travail nous a semblé, après lecture, particulièrement intéressant, bien structuré et surtout avec une dialectique à travers laquelle les idées fluent d'un niveau de complexité vers un autre de facture plus simple.
C'est le premier travail à notre connaissance qui fait la part comparative du compost (compost de BRF) et l'application de BRF non compostés sous la forme d'une litière avec une parcelle témoin. Un autre essai en parallèle avec Lollium perenne (le raygrass des américains) donne des paliers de comparaison intéressants La logique appliquée lors des expériences en laboratoire la discussion des différentes méthodes d'analyse et de calcul ainsi que la référence aux auteurs nous ont semblé particulièrement judicieux.
Tout comme l'auteur, nous en tirons la conclusion que la technologie des BRF se montre supérieure à toutes les autres sur tous les points. Nous sommes bien dans le domaine de la pédogénèse qui est responsable du maintien à la fois de la fertilité ainsii que de la structure à moyen et long terme. Les techniques actuellement connues en agriculture n'ont jamais apporté d'effets aussi stabilisants en augmentant la fertilité et les rendements.
Sous l'angle du métabolisme azoté la performance des BRF est remarquable par l'intermédiaire de la biomasse microbienne et dépasse même les effets mesurés de cette dernière. Reste maintenant à comprendre et mesuré les effets BRF sur le métabolisme du phosphore par l'intermédiaire de systèmes enzymatiques appropriés, ce qui ne saurait tarder.
Benoît NOEL
Ingénieur Chimiste et des Industries Agricoles
18 av. des Combattants
1340 OTTIGNIES
BELGIQUE
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Ce travail traite de l'apport à la fertilité du sol consécutif à la dégradation de deux résidus ligneux appliqués en mulch, c'est à dire sans incorporation au sol. Ces résidus sont connus sous les noms de : bois raméal fragmenté et compost de broussailles, alias compost des templiers, alias composte Jean Pain. Maintes observations et études attestent de la valeur fertilisante et restructurante de ces amendements sur le sol, in situ, à long terme. Notre propos est la mise au point d'une méthode d'étude de ces amendements en conditions contrôlées, et l'analyse comparative de leur effet sur le sol durant les premiers mois après leur épandage. Pour rencontrer ces objectifs nous avons construit un dispositif de 54 colonnes de sol (15 colonnes " sol + B.R.F. " ; 15 colonnes " sol + compost " ; 15 colonnes " sol nu " ; 9 colonnes " témoin ray-grass "). Le sol utilisé est un sol limoneux, pauvre en matière organique. Les colonnes subissent des conditions constantes et homogénéisées de température et d'humidité. Elles ont été remplies de poids identiques de matériaux homogénéisés (sol ; sable ; amendement en surface). Tous les mois pendant 5 mois on a détruit 9 colonnes et effectué un dosage de stabilité des agrégats, de carbone biomasse biocidal, d'azotes minéral et potentiellement minéralisable. Ces mesures montrent que, dans les premiers mois, le B.R.F. fourni plus d'azote au sol que le compost. L'apport à la stabilité structural est négatif dans le cas compost, pendant les trois premiers mois de notre expérience ; il est nettement positif dans le cas du B.R.F. pendant la même période. Malgré cela les plantes tests poussent mieux sur le compost, il semble qu'elles viennent puiser les nutriments directement dans le compost. Les résultats obtenus (apports bénéfiques aux plantes, absence d'immobilisation de l'azote), sont corroborés par des observations et études de terrain. Ceci nous permet de penser que ce genre d'expérience est un moyen d'étude approprié de la minéralisation en surface de ces amendements. MOTS CLES : B.R.F. ; compost Jean Pain ; colonnes de sol ; minéralisation ; fertilité du sol. |
Bientôt ce mémoire sera accessible via Internet.
Pour l'instant vous pouvez visiter mon site qui traite également du B.R.F. : http://users.skynet.be/BRFinfo