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Conférence: Comment développer la bioénergie?

06 décembre 2017 11 h 30

Lieu : local 2413 du pavillon Charles-De Koninck.

Conférence de Léonard Nkunzimana sur le rôle de la gouvernance participative pour le développement de la bioénergie en Afrique de l'Est

La bioénergie désigne les formes d’énergie stockées par la biomasse. Il s’agit par exemple des cultures énergétiques, des résidus agricoles et forestiers et des déchets organiques, qui peuvent être utilisés pour produire de la chaleur, de l’électricité ou des carburants.

Comment arriver à mieux développer ce type d’énergie sur le continent africain? C’est ce que vous expliquera Léonard Nkunzimana, étudiant au doctorat en sciences forestières, dans sa conférence «Le rôle de la gouvernance participative pour le développement de la bioénergie en Afrique de l’Est: le cas du Burundi». Cette activité est organisée par le Groupe de recherche en droit des ressources naturelles et de l’énergie en Afrique.

Entrée gratuite
Inscription obligatoire

Informations supplémentaires :

Source: Lefil, Volume 53, numéro 12 | 30 novembre 2017

Soutenance de thèse de M. Matthieu Baret

11 décembre 2017 13 h 30-16 h 30

Lieu : Pavillon Gene.-H.-Kruger, salle 2376

Résumé


Le développement temporel de la plupart des peuplements forestiers est caractérisé par une période de croissance rapide jusqu’à la fermeture de la canopée, laquelle est généralement suivie d’une baisse de croissance dont les mécanismes sous-jacents restent encore mal expliqués. L’objectif général de cette thèse était ainsi d’explorer certains mécanismes qui pouvaient partiellement expliquer ce déclin en croissance des forêts lié à l’âge dans la zone boréale du nord-est du Canada. Le premier chapitre visait à tester l’hypothèse que la proportion des ressources allouées aux racines augmente avec le temps en réaction à une diminution de la disponibilité des nutriments du sol causée par une accumulation de matière organique, diminuant ainsi la croissance aérienne des arbres. Les résultats basés sur des mesures de respiration du sol et de croissance annuelle des arbres supportaient partiellement l’hypothèse, suggérant que d’autres mécanismes étaient impliqués dans le déclin en croissance des vieilles forêts. Le second chapitre a permis d’améliorer la compréhension de la dynamique temporelle de croissance des arbres selon leur classe sociale et de son effet sur la croissance globale du peuplement. Des composantes fonctionnelles du taux de croissance relatif des arbres et la dominance de croissance des peuplements (une mesure de la contribution relative des arbres selon leur taille à la croissance globale du peuplement) ont été quantifiées le long des stades de développement des peuplements. Les résultats ont montré que d’une manière générale, le déclin de la dominance de croissance observé avec le temps était principalement causé par une diminution de l’acquisition et d’utilisation des ressources des arbres dominants plutôt qu’une augmentation des conditions de croissance des arbres non-dominants. Le dernier chapitre a permis d’affiner ce résultat en testant l’hypothèse de limitation hydraulique qui stipule qu’une augmentation des contraintes hydrauliques liée à la taille des arbres explique leur diminution en croissance. Des mesures de flux de sève dans les troncs et de composition en isotopes de carbone et d’oxygène dans les aiguilles de l’année courante ont mis en évidence une augmentation des contraintes hydrauliques chez les arbres dominants au cours du temps, expliquant ainsi en partie leur baisse de croissance et celle des peuplements liés à l’âge. Ces trois chapitres ont ainsi permis d’identifier certains mécanismes impliqués dans les changements temporels de croissance de la forêt boréale du nord-est du Canada, information capitale pour une gestion durable des forêts.

 

Informations supplémentaires :

Membres du jury

Président

M. André Desrochers
Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique

Examinateurs

M. Alexis Achim
Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique

Mme Annie Desrochers
Institut de recherche sur les forêts, Université du Québec en Abitibi-Tmiscamingue

M. Steeve Pepin
Université Laval, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation

M. David Pothier
Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique

M. Nelson Thiffault
Service canadien des forêts, Ressources naturelles Canada

Soutenance de thèse de Mme Claudia Mendez Espinoza

12 décembre 2017 9 h-12 h

Lieu : Pavillon Gene.-H.-Kruger, Salle 1358

Résumé

Picea glauca (l’épinette blanche) est l’un des principaux hôtes de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE), le défoliateur épidémique le plus dommageable de l’est du Canada qui est à l’origine de mortalité d’arbres et de pertes économiques considérables. Un mécanisme constitutif de résistance contre la TBE a récemment été découvert. Dans la présente thèse, nous avons étudié ce mécanisme basé sur l’accumulation foliaire du picéol et du pungénol, deux acétophénones découlant de la surexpression du gène Pgglu-1. Ces trois facteurs sont désignés comme étant des « biomarqueurs de résistance ». Nous avons aussi étudié la picéine, une acétophénone glycosilé qui est le précurseur du picéol, et l’ensemble des quatre facteurs sont désignés « biomarqueurs de défense ».

La première partie de la thèse présente une approache de génétique quantitative s’appuyant sur l’analyse de 874 arbres représentant 33 familles et 71 lignées clonales de 7 emplacements dans l’est du Canada. Nos objectifs étaient i) déterminer le contrôle génétique des biomarqueurs de défense, ii) estimer les corrélations génétiques et phénotypiques entre les quatre traits de défense, iii) évaluer la présence de compromis entre les biomarqueurs de défense et la croissance primaire. Nous avons conclu que l’héritabilité au sens strict du picéol, du pungénol et de l’expression du gène Pgglu-1était modérée (0,55, 0,50 et 0,58 respectivement), et obtenu des estimés un peu plus élevées pour l’héritabilité au sens large du picéol et du pungénol (0,66 et 0,60 respectivement), ce qui indique que ces traits de résistance sont soumis à un contrôle génétique additif. Des corrélations génétiques positives ont été découvertes entre les traits de résistance et la croissance (de 0,14 à 0,30), ce qui suggère que le mécanisme de résistance n’entraine pas un effet négatif sur la croissance de l’épinette blanche.

Dans la deuxième partie de la thèse, nous avons étudié l’interaction insecte-hôte en menant des essais d’élevage d’insectes sur différents clones d’épinettes blanches. Nos objectifs étaient de iv) caractériser la variation développementale des acétophénones de défense, v) évaluer l’influence du stade phénologique de l’hôte sur le niveau de résistance indiqué par la performance biologique de la TBE et vi) déterminer si les traits de résistance sont inductibles. Nous concluions que la variation des acétophénones dépend du phénotype de résistance de l’arbre, et que l’efficacité des traits de résistance dépend du synchronisme entre le Picea glauca et l’alimentation des insectes. Finalement, nous avons démontré que le mécanisme de résistance peut être inductible.

Informations supplémentaires :

Membres du jury

Président

M. André Desrochers
Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique

Examinateurs

M. Éric Bauce
Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique

M. John MacKay
University of Oxford, Department of PlantSciences

M. Louis Bernier
Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique

Mme Ilga Porth
Université Laval, Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique

Mme Nathalie Isabel
Ressources naturelles Canada

SOUTENANCE DE THÈSE - Madame Claudia Mendez Espinoza

12 décembre 2017 9 h au 11 décembre 2017

Lieu : Salle 1358, pavillon Gene.-H.-Kruger – Université Laval

 Titre de la thèse : White spruce resistance against the spruce budworm: Genetic control and insect-host interaction

Résumé

Picea glauca (l’épinette blanche) est l’un des principaux hôtes de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE), le défoliateur épidémique le plus dommageable de l’est du Canada qui est à l’origine de mortalité d’arbres et de pertes économiques considérables. Un mécanisme constitutif de résistance contre la TBE a récemment été découvert. Dans la présente thèse, nous avons étudié ce mécanisme basé sur l’accumulation foliaire du picéol et du pungénol, deux acétophénones découlant de la surexpression du gène Pgglu-1. Ces trois facteurs sont désignés comme étant des « biomarqueurs de résistance ». Nous avons aussi étudié la picéine, une acétophénone glycosilé qui est le précurseur du picéol, et l’ensemble des quatre facteurs sont désignés « biomarqueurs de défense ».

La première partie de la thèse présente une approache de génétique quantitative s’appuyant sur l’analyse de 874 arbres représentant 33 familles et 71 lignées clonales de 7 emplacements dans l’est du Canada. Nos objectifs étaient i) déterminer le contrôle génétique des biomarqueurs de défense, ii) estimer les corrélations génétiques et phénotypiques entre les quatre traits de défense, iii) évaluer la présence de compromis entre les biomarqueurs de défense et la croissance primaire. Nous avons conclu que l’héritabilité au sens strict du picéol, du pungénol et de l’expression du gène Pgglu-1était modérée (0,55, 0,50 et 0,58 respectivement), et obtenu des estimés un peu plus élevées pour l’héritabilité au sens large du picéol et du pungénol (0,66 et 0,60 respectivement), ce qui indique que ces traits de résistance sont soumis à un contrôle génétique additif. Des corrélations génétiques positives ont été découvertes entre les traits de résistance et la croissance (de 0,14 à 0,30), ce qui suggère que le mécanisme de résistance n’entraine pas un effet négatif sur la croissance de l’épinette blanche.

Dans la deuxième partie de la thèse, nous avons étudié l’interaction insecte-hôte en menant des essais d’élevage d’insectes sur différents clones d’épinettes blanches. Nos objectifs étaient de iv) caractériser la variation développementale des acétophénones de défense, v) évaluer l’influence du stade phénologique de l’hôte sur le niveau de résistance indiqué par la performance biologique de la TBE et vi) déterminer si les traits de résistance sont inductibles. Nous concluions que la variation des acétophénones dépend du phénotype de résistance de l’arbre, et que l’efficacité des traits de résistance dépend du synchronisme entre le Picea glauca et l’alimentation des insectes. Finalement, nous avons démontré que le mécanisme de résistance peut être inductible.

Informations supplémentaires :