Témoignages de professeurs

Au Département des sciences du bois et de la forêt, vous bénéficierez d’un milieu d’études et de recherche exceptionnel: les professeurs-chercheurs offrent un encadrement de qualité, ils sont très actifs et la plupart dirigent ou font partie de groupes de recherche de calibre international. Ils sont avant tout des personnes passionnées par leur domaine et sont très proches des étudiants. Découvrez la passion qui les anime !

Alexis Achim, professeur spécialisé en sylviculture des forêts feuillues

Comme plusieurs de mes collègues, j’ai d’abord choisi la foresterie parce que je m’intéressais à « l’environnement forestier ».

Plus tard, durant mon cheminement académique, je me suis intéressé à la sylviculture pour la production de bois de qualité. Après un séjour au Royaume-Uni pendant lequel j’ai pu œuvrer en étroite collaboration avec des industries forestières dynamiques et soucieuses d’optimiser leurs pratiques, je suis revenu à l’Université Laval comme professeur-chercheur pour y développer un programme d’enseignement et de recherche sur la sylviculture des forêts feuillues. Mes étudiants et moi sommes à la recherche de solutions qui permettront de revitaliser les forêts méridionales du Québec tout en maintenant la viabilité économique de la sylviculture, sans laquelle la revitalisation ne devient qu’un idéal inatteignable. Je me considère extrêmement privilégié de pouvoir m’impliquer de près dans la formation des futurs acteurs du milieu forestier, et ce, tant au baccalauréat qu’aux cycles supérieurs.

Jean-Claude Ruel, professeur spécialisé en sylviculture

Ayant grandi à la frange de l’agglomération urbaine de Québec, je n’étais jamais loin de la forêt.

C’était pour moi un lieu de prédilection pour des randonnées, à pied ou à vélo, qui me permettaient d’en découvrir différentes facettes, que ce soit la végétation, le milieu aquatique ou la faune. Ceci excitait ma curiosité et j’ai rapidement commencé à me documenter pour mieux connaître la forêt et ses habitants. Le désir de comprendre la forêt m’a amené à choisir le génie forestier comme profession. Une fois mon baccalauréat terminé, ma soif de compréhension n’était toujours pas assouvie. C’est pourquoi j’ai poursuivi mes études jusqu’au doctorat. Ceci m’a ouvert une carrière en recherche et en enseignement qui m’amène constamment à redécouvrir la forêt et à transmettre cette compréhension. De façon subtile, ce désir de comprendre la forêt est devenu le moteur d’une carrière des plus stimulantes.

Luc Bouthillier, professeur spécialisé en politique et en économie forestière

À l’orée de la décennie 1970, c’est le moment des grands choix.

Que faire avec un profil en sciences qui, soi-disant, mène à tout? L’environnement vient à l’esprit. En fait, on parle de lutter contre la pollution à l’époque. Pierre Dansereau popularise la notion d’écologie. L’économie m’intéresse aussi. C’est décidé, ce sera le génie forestier. C’est un creuset formidable où retrouver mes intérêts et être utile. Et puis, Québec s’avère séduisante pour le Montréalais. Des années plus tard, je navigue toujours dans ces eaux où l’environnement se fond avec l’économie sur une trame forestière. C’est toujours passionnant. Et mon travail consiste à faire partager cette passion. J’ai le privilège d’enseigner en foresterie à l’Université Laval. Plus encore, ce travail de réflexion commune avec des groupes d’étudiants chaque année « plus jeunes » et les rencontres assidues avec des gens de forêt et de territoire tout autant géographique qu’imaginaire distillent toujours autant de bonheur.

Évelyne Thiffault, professeure spécialisée sur les sols forestiers et les émissions de carbone

Je dois avouer que j’ai trouvé mon emploi de rêve…

Professeure en foresterie. Mes collègues sont situés aux quatre coins du pays, et même outre-Atlantique; la photosynthèse est la même peu importe où est l’arbre, mais les enjeux forestiers sont bien différents! Et j’ai devant moi des étudiants qui veulent apprendre, développer leur expertise, et faire une différence. Mes travaux de recherche vont de la terre jusqu’au ciel : productivité des sols forestiers, impacts de l’aménagement forestier, jusqu’aux émissions de carbone dans l’atmosphère. J’ai l’occasion de participer à la formation de futurs professionnels de la forêt, de faire de la recherche fondamentale, mais aussi de collaborer avec les gens sur le terrain pour des questions plus appliquées, et quelquefois d’avoir le sentiment qu’on fait bouger les choses…

Alexander Salenikovich, professeur spécialisé en construction bois

Alexander Salenikovich mène différents projets de recherche sur la résistance des charpentes en bois et sur la mécanique du bois. 

Le très récent laboratoire en mécanique du bois du pavillon Gene-H.-Kruger de l’Université Laval permet de procéder à des examens de résistance par des tests de pression et de traction équivalents à la force de grands vents d’ouragan ou de l’énergie déployée par les tremblements de terre. Des murs entiers de charpente, de longues poutres, des poutrelles en I, d’imposantes pièces de construction peuvent être évaluées selon leur échelle réelle. Le professeur-chercheur, Alexander Salenikovich est confiant de voir les édifices en structures de bois prendre une nouvelle part du marché, et reçoit avec beaucoup d’enthousiasme, l’augmentation de l’intérêt des étudiants pour le génie du bois et les constructions en bois.

« Mon premier but demeure la formation pédagogique de nos étudiants afin qu’ils puissent saisir adéquatement les concepts de base, les méthodes de recherche et d’analyse des résultats de nos expériences. À partir de cela, ils auront une meilleure compréhension des diverses propriétés du bois, et par voie de conséquence, leurs applications potentielles » souligne-t-il. 

Jean-Pierre Saucier, chargé de cours

Depuis que j’ai décidé de faire de la forêt l’objet de mes études universitaires et de ma carrière professionnelle, je l’ai inventoriée, classifiée, cartographiée et j’ai modélisé sa croissance.

Je découvre un peu plus chaque jour de son incroyable complexité. J’admire les mécanismes de compétition entre les arbres d’un peuplement ainsi que le fragile équilibre entre la richesse des stations et la composition de la forêt. Je me passionne pour la dynamique qui lui permet de récupérer des évènements naturels que nous assimilons à des perturbations. Je m’intéresse aux façons qu’ont les humains d’en tirer toutes sortes de bénéfices, tout en s’assurant que la forêt perdure et se développe. La forêt est depuis mon enfance l’environnement préféré de mes vacances et de mes activités de plein air. Elle occupe dans mon cœur une place primordiale et j’aime m’y retrouver avec des amis, des étudiants ou des collègues pour la faire connaître et aimer. 

Marcel Darveau, professeur associé

J’ai choisi le génie forestier pour son côté multidisciplinaire, car j’aimais autant la forêt et la faune que l’ingénierie et l’administration.

Après le baccalauréat, j’ai fait une maîtrise sur les arbres puis un doctorat sur les oiseaux pour devenir chercheur scientifique en aménagement de la faune forestière. Mes projets portent sur les milieux humides et secs, le Nord et le Sud, les arbres, les oiseaux, les mammifères et les insectes. Je travaille pour Canards Illimités, une société de conservation, et je suis professeur associé à l’Université Laval. Je contribue au savoir-faire en aménagement forestier. Cela a de l’influence sur les lois et règlements et sur le développement régional. J’aimais déjà le plein air avant mon baccalauréat. Mes études m’ont permis de mieux comprendre la forêt et d’apprécier encore plus les milieux naturels. Si c’était à refaire, je prendrais la même décision : j’irais en foresterie et je toucherais à tout!

Robert Beauregard, doyen

Je suis doyen de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval.

Je dirige à ce titre la seule école au Québec à former des ingénieurs forestiers. Je suis entré dans cette école en 1978 parce qu’à l’époque, je voulais « sauver » l’environnement. J’ai découvert par la suite que j’étais plus doué pour le génie que pour la biologie. J’ai donc œuvré pour l’essentiel de ma carrière dans le développement de l’industrie des produits à valeur ajoutée en bois, dans le but de créer plus de richesse en coupant moins de bois.

Autour de 1985 à 1990, j’ai participé activement à une campagne citoyenne pour le bannissement des pesticides chimiques en forêt au Québec. Cette campagne s’est soldée en 1991, suite à la recommandation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, par leur interdiction par le gouvernement du Québec. Depuis ce temps, nous n’utilisons plus de pesticides chimiques en forêt publique au Québec. C’est un fait d’armes dont je suis fier.

Denis Brière, recteur

Mes études en foresterie à l’Université Laval, il y a près de quarante ans déjà, m’auront permis de relever des défis stimulants.

Que ce soit à l’Institut canadien de recherche en génie forestier ou au sein de l’industrie forestière, j’ai toujours pu miser sur mes connaissances en sciences appliquées et sur la force du travail en équipe pour soutenir des projets durables. De 2000 à 2007, comme doyen de la faculté de foresterie et de géomatique, j’ai eu le privilège de participer activement au développement de cette faculté aux dimensions humaines, bien ancrée dans les réalités de son temps et résolument tournée vers l’avenir. Aujourd’hui, à titre de recteur de l’Université Laval, je ne manque aucune occasion d’encourager les jeunes intéressés par la conservation et la mise en valeur de nos forêts à choisir ce domaine, au cœur de l’histoire et de l’avenir du Québec.